Stage SIV aux Passagers du Vent – juin 2026. Par Stéphane et Philippe H.
Nous voulons tous les deux faire un stage SIV. Pour Stéphane, ce sera son deuxième et pour Philippe le premier. En février, nous nous inscrivons chez Freedome pour un stage autour d’un week-end mi-juin à Annecy. Quelques semaines plus tard, patatras : Freedome est contraint d’annuler le stage (il serait question de refus d’autorisation d’une mairie des bords du lac).
Coup de bol, nous retrouvons un stage aux mêmes dates, mais avec Les Passagers du Vent. Notre moniteur sera David Eyraud, bien connu pour sa chaîne Youtube « Le vrac de la semaine ».
La veille au soir du premier jour de stage, nous prenons nos quartiers au camping l’Horizon. Il est situé à 5 minutes à pied de l’école des Passagers du vent. C’est parfait, surtout vu l’intensité et la durée des journées SIV.
Le SIV dure trois jours, et le soleil est prévu pour les trois jours ; par contre une prévision de vent de nord soutenu nous inquiète ; mais finalement, tout ira bien, moyennant quelques atterros dans une brise bien forte (30km/h et même plus, mais au moins, c’est laminaire).
Le premier jour du stage, nous avons rendez-vous à 7h30. Nous sommes 8 stagiaires, dont 3 suisses. Toute la matinée est consacrée au briefing et à la sécurité : définition de la zone d’évolution, consignes en cas de « splashdown », vérification des secours, consignes en cas de panne radio, et bien sûr, gestion des abatées. Quand on part pour le déco, le niveau de stress est bien monté.
Arrivée au déco on est un peu déroutés : quand on dit qu’il y a du monde au Puy de Dôme, on est loin du compte avec le déco de la Forclaz : sur une grande moquette sont matérialisées 4 « pistes d’envol » dans lesquelles des dizaines de pilotes font la queue, majoritairement des candidats SIV. Et au milieu de ce cirque, les bi-placeurs professionnels décollent avec leurs clients.
Le premier jour, nous ferons chacun 2 vols. Les deuxième et troisième jours, 3 vols chaque fois. Le rituel de chaque vol est bien rodé. Montée au déco avec Simon (moniteur) qui nous aide à décoller (Simon vérifie surtout que nous sommes bien attachés, avec un compartiment secours fermé et un gilet de sauvetage bien en place). Ensuite le vol dure dix minutes environ : 4 minutes en ligne droite pour rejoindre le box d’évolution, 4 minutes d’exercices (par exemple trois 360) et deux minutes pour l’approche et l’atterrissage. Pendant tout le vol nous sommes en radio avec David qui nous suit à la jumelle et nous guide depuis un bateau à 50m de la rive. Quand chaque stagiaire a fait son vol, debriefing à l’ombre et préparation du vol suivant avant de remonter au déco, ou de retourner à l’école en fin de journée. Là, David décortique millimétriquement et un à un les vols de chacun sur la base d’une vidéo de très bonne qualité. Chaque journée se finit bien tard.
Pour ce qui est des exercices, pas mal de choses y sont passées : bien entendu, le classique 360 (face-planète of course) avec sa sortie chandelle, la parachutale, la frontale, la fermeture asymétrique, le décravatage et l’autorotation. Ensuite, selon l’avancement, certains ont aussi pratiqué vrille, marche arrière, grandes oreilles, manœuvre d’évitement et wing-overs. Bref, des vols 150% sensation.
C’est bien fatigué que nous avons terminé chaque journée, avec parfois le moral dans les chaussettes devant l’exigence de précision de David (pour notre bien). Nous sortons de ce stage plus confiants en notre capacité d’affronter les situations hors domaine de vol et avec une amélioration de notre savoir-faire en matière de descente rapide.




